Location saisonnière : comprendre la réglementation en 2025
La location saisonnière en France a connu un essor considérable ces dernières années, notamment grâce à des plateformes comme Airbnb, Booking.com, et Abritel. Dans un contexte où la pression sur le marché immobilier est croissante, les réglementations relatives à ce secteur deviennent de plus en plus strictes. En effet, la loi Le Meur adoptée en novembre 2024 est le reflet de cette volonté de réguler cette activité, particulièrement dans les zones tendues où les réservations en court terme peuvent nuire à l’offre de logements longue durée. Les changements prévus pour 2025 nécessitent une attention particulière de la part des propriétaires, qu’ils soient débutants ou investisseurs aguerris.
Les nouvelles obligations pour les loueurs en 2025
Depuis l’adoption de la loi Le Meur, certaines obligations sont désormais inhérentes à l’activité de location saisonnière. L’aspect le plus marquant de ces réglementations concerne la déclaration des meublés de tourisme. Par exemple, il est impératif de se déclarer auprès de la mairie du lieu de l’immeuble, même pour une mise en location ponctuelle. Cette formalité est cruciale, car les propriétaires qui ne respectent pas cette obligation peuvent se voir infliger des amendes considérables, pouvant atteindre 10 000 euros.

Il existe également des sanctions renforcées pour les professionnels ne respectant pas les nouveaux règlements. En particulier, en cas d’absence d’enregistrement, la sanction est augmentée à 20 000 euros si le numéro d’enregistrement est faux. C’est donc un cadre strict qu’il faut prendre en compte avant de proposer un bien à la location. En plus de la déclaration en mairie, d’autres formalités doivent également être respectées.
Changement d’usage et autorisations
Un autre point essentiel concerne les autorisations de changement d’usage, qui doivent désormais être obtenues dans certaines grandes villes comme Paris, Lyon, et Bordeaux. Ce changement d’usage est souvent lié à la condition de compenser le retrait d’un bien locatif par la création d’un logement. Par exemple, un investisseur devra parfois transformer un local commercial en logement pour se conformer aux nouvelles réglementations.
Pour mieux visualiser ces aspects, voici un tableau représentant les principaux types de démarches et les villes concernées :
| Type de ville | Démarches nécessaires |
|---|---|
| Grandes métropoles | Demande d’autorisation de changement d’usage |
| Zones tendues | Compensation obligatoire, souvent par création de logements |
| Villes de taille moyenne | Déclaration à la mairie éventuellement exigée |
Il est recommander d’effectuer toutes ces démarches avant de s’engager dans la location, afin d’éviter de potentielles complications juridiques.
Les diagnostics obligatoires à prévoir
La réglementation 2025 impose des diagnostics spécifiques pour les locations saisonnières, notamment le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Conformément à la loi Le Meur, seuls les biens classés de A à E peuvent être loués en saisonnière, avec un objectif à long terme de ne maintenir sur le marché que ceux classés de A à D d’ici 2034. Ce diagnostic est alors une étape incontournable pour vérifier l’éligibilité d’un bien à la location.
Il est important de noter que les propriétaires seront tenus de fournir un DPE valide lors de la demande d’autorisation de mise en location. En termes de coût, il est recommandé de prévoir un budget pour la réalisation de ce diagnostic, qui peut varier en fonction de la superficie du bien et de sa localisation.
Ce diagnostic contribue non seulement à vérifier la qualité énergétique du logement, mais aussi à stimuler les propriétaires à effectuer des travaux de rénovation nécessaires. Les propriétaires doivent donc s’engager à améliorer leur DPE pour garantir la mise en location sur le long terme.
Les critères de performance énergétique
Voici les principaux critères qui détermineront si un logement est éligible pour la location saisonnière :
- Classe énergétique (de A à E) : Seuls les logements notés A, B, C, D, et E sont éligibles.
- Audits énergétiques : Dans certaines communes, un audit peut être exigé avant d’obtenir l’autorisation de location.
- Travaux d’isolation : Des investissements dans des travaux peuvent être nécessaires pour améliorer la performance énergétique.
La tendance actuelle pousse les investisseurs à se concentrer davantage sur les projets de rénovation énergétique. Cela peut avoir un impact significatif sur la valorisation du bien à long terme.
La sécurité et assurance des locations saisonnières
Un autre point crucial au sein de la réglementation concerne la nécessité de souscrire une assurance appropriée, notamment une assurance responsabilité civile couvrant les dommages causés par les occupants. En effet, les risques liés à la location saisonnière, tels que les dégâts des eaux, les incendies et les nuisances sonores, sont nombreux. Il est donc essentiel pour les propriétaires d’être correctement couverts.
Les propriétaires doivent également demander une attestation d’assurance villégiature à leurs locataires, afin de garantir une couverture en cas de sinistre pendant le séjour. Cela permet de s’assurer que les risques sont bien couverts de part et d’autre.

En 2025, avec une réglementation plus stricte, les propriétaires sont complètement responsabilisés. Les amendes en cas de non-souscription d’une assurance adéquate peuvent atteindre de 10 000 euros, sécurisant ainsi le marché pour les consommateurs.
Les avantages de la bonne assurance
En souscrivant à une assurance adaptée, les propriétaires peuvent bénéficier de plusieurs avantages :
- Protection en cas de dommages causés par les locataires.
- Prise en charge des dommages liés à des sinistres tels que les incendies.
- Assurance des charges liées à l’activité locative.
Il est donc crucial pour tous les propriétaires de s’assurer qu’ils disposent des assurances appropriées afin d’éviter des coûts imprévus entraînant une perte de rentabilité.
Fiscalité et implications financières en 2025
La fiscalité est un aspect déterminant de la location saisonnière, particulièrement avec les réformes qui entreront en vigueur en 2025. Les revenus issus d’une activité de location meublée sont désormais imposés dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). Les propriétaires ont le choix entre deux régimes fiscaux : le régime micro-BIC et le régime réel.
Pour le régime micro-BIC, un abattement de 30% sera appliqué pour les meublés non classés avec un plafond de 15 000 euros de recettes annuelles, tandis que les meublés classés auront un abattement de 50% pour des recettes annuelles ne dépassant pas 77 700 euros. Cela représente un changement significatif par rapport aux mesures précédentes et il est impératif de s’y adapter.
| Type de location | Seuil de revenus | Régime fiscal applicable | Abattement |
|---|---|---|---|
| Meublés non classés | ≤ 15 000 € | Micro-BIC | 30 % d’abattement |
| Meublés classés | ≤ 77 700 € | Micro-BIC | 50 % d’abattement |
| Au-delà des seuils | ≥ 15 000 € ou 77 700 € | Régime réel | Déduction des charges réelles |
Les propriétaires dont les revenus locatifs bruts dépassent 23 000 euros par an sont également soumis à des cotisations sociales obligatoires. Ce nouvel aspect doit également être pris en compte pour le calcul des coûts et la rentabilité de l’investissement.
Conclusion sur la fiscalité
Finalement, pour maximiser le rendement d’un bien destiné à la location saisonnière, il est sage de consulter un professionnel en fiscalité, afin d’établir la meilleure stratégie fiscale. Les nouvelles régulations peuvent offrir des opportunités, mais nécessitent une planification affinée et des conseils d’experts.
Questions Fréquemment Posées
Quelles sont les nouvelles réglementations en matière de location saisonnière en 2025 ?
Les nouvelles lois imposent des restrictions sur le changement d’usage des biens, renforcent les obligations de déclaration et exigent des diagnostics de performance énergétique.
Quels sont les diagnostics obligatoires pour la location saisonnière ?
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est indispensable pour valider la possibilité de mise en location d’un bien en saisonnière.
Comment la fiscalité des locations saisonnières va-t-elle changer ?
Les abattements pour le régime micro-BIC seront réduits, et un seuil de revenus impose une transition vers le régime réel.
Quelles sont les sanctions pour non-respect des nouvelles lois ?
Les propriétaires peuvent faire face à des amendes de 10 000 à 20 000 euros en cas de non-enregistrement et de fausse déclaration.
Comment choisir la bonne assurance pour les locations saisonnières ?
Il est essentiel de souscrire une assurance responsabilité civile qui couvre spécifiquement les dommages liés à l’activité locative et de demander une attestation d’assurance à vos locataires.